Agrandissement du cégep : Dawson nous prend pour des cons

Publié dans L’aut’journal

Le 6 juin, le directeur de Dawson, Richard Filion, défendait son projet d’agrandissement en affirmant que : « La capacité d’accueil du collège va être augmentée d’à peu près 800 étudiants» dans ce cégep qui reçoit plus de 11 500 demandes d’admission par année. Il affirmait aussi que le projet « avait été bonifié au cours des dernières semaines ».

Le 12 juin, coup de théâtre : Dawson College « rectifie le tir » concernant son projet d’agrandissement en affirmant que « l’établissement n’a pas l’intention d’augmenter le nombre de ses étudiants avec son projet d’agrandissement. »  (Journal de Montréal, Daphnée-Dion-Viens, « Projet d’agrandissement : le collège Dawson rectifie le tir »),

C’est l’argument sur lequel le premier ministre François Legault s’est rabattu pour défendre le projet d’agrandissement de Dawson.

Donc, l’on doit comprendre que cet agrandissement de 10 000 m2, réalisé au coût de plus de 50 millions (le véritable coût est inconnu), ne permettra pas d’augmenter la capacité d’accueil de Dawson…

L’argumentaire de Dawson repose aussi sur son « devis » qui, selon elle, peut être dépassé de 10 % « sous certaines conditions ». Le « devis » de Dawson, soit sa capacité d’accueil normée par le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES), est de 7075 étudiants. Or, depuis 2002, Dawson excède régulièrement son devis, c’est-à-dire qu’elle accueille plus d’étudiants que le MEES n’autorise normalement. En 2018, Dawson accueillait 7889 étudiants à temps plein. Elle dépassait donc son devis de 12%. Dawson dépasse régulièrement son devis de plus de 10% depuis presque 10 ans.

La règle du MEES, c’est 10% ou 12%?

Dans un communiqué publié à l’interne, Dawson, affirme que le nouveau pavillon accueillera environ 950 étudiants et un nouveau programme en « medical ultrasound technology ».

Alors, la capacité d’accueil sera augmentée de 800 ou de 950 étudiants? Je suis confus.

Il faut aussi comprendre que l’augmentation de la surface physique de 10 000 m2 permettra à Dawson de hausser son devis. Cette hausse de devis sera d’environ 10 % (donc 707+7075= 7782 étudiants).

Dawson aura donc le champ libre, une fois ce devis haussé, de l’excéder encore de 10 % (ou de 12 % ?, ce n’est pas terriblement clair). Le manque d’espace dû à l’accueil d’un nombre trop élevé d’étudiants permettra à son tour de justifier le prochain agrandissement. Et ainsi de suite.

C’est ajouter l’insulte à l’injure : Non seulement le Québec finance se propre anglicisation, mais on nous prend aussi pour des cons.

Vers la bilinguisation de la Société de transport de Montréal?

Publié dans L’aut’journal

Dans son livre « La doctrine du choc », publié en 2007, l’essayiste Noami Klein développe une thèse à l’effet que certaines politiques néolibérales impopulaires ont été implantées dans des pays du tiers-monde en profitant de crises systémiques : désastres naturels, chocs pétroliers, effondrements monétaires, etc. Ce cadre d’analyse est fécond; les crises sont en effet des moments propices pour implanter des changements désirés par certaines élites et refusés par le peuple; ce livre a eu un certain retentissement.

La mairesse Valérie Plante a-t-elle décidé de s’inspirer de cette auteure fétiche d’une certaine gauche pour faire avancer un vieux rêve de tous ceux qui sont en guerre avec le « français langue commune » : celui de la bilinguisation de la Société de transport de Montréal (STM)?

On se rappellera que la STM était un des derniers bastions du « français, langue commune » dans les services publics à Montréal et était régulièrement conspuée par les médias anglophones et une partie de notre élite servile. Rappelons-nous le « STM, are you hearing? », lancé par le ministre alors responsable de Montréal en 2013, M. Jean-François Lisée, en pleine entrevue dans un média anglophone alors que le sujet était l’anglicisation (souhaitée) de l’offre de services de la STM.  M. Lisée jugeait que la STM devait devenir intégralement bilingue. Un des prétextes employés était la nécessité de servir les touristes dans la langue « de leur choix », c’est-à-dire l’anglais (jamais de mentions d’autres langues?).

Dans le débat en anglais (un signe qui ne ment pas du déclin du statut du français à Montréal) des candidats à la mairie de Montréal en 2017, Mme Plante avait affirmé que « pour la sécurité publique, il serait important qu’il y ait des messages bilingues ».

Outre son inconfort avec la Charte de la langue française, Mme Plante a aussi démontré à maintes reprises son inconfort avec les symboles du Québec français. Rappelons-nous qu’il avait fallu une mise en demeure et une intervention du gouvernement de la CAQ pour que le drapeau du Québec fasse son apparition dans le protocole de la Ville de Montréal. Mme Plante se croyait-elle mairesse d’une cité-état n’ayant de comptes à rendre qu’à Ottawa? Soulignons, parce que cela est pertinent, que la matrice idéologique de Mme Plante est le NPD canadien. Encore aujourd’hui, le site web de l’Institut Broadbent, le think-tank du NPD, fait référence à Mme Plante comme membre de l’institut.

Mme Plante fait incontestablement partie des opposantes idéologiques à la Charte de la langue française et à sa conception du « français, langue commune ». Plusieurs opposants à la Charte tiennent d’ailleurs simultanément deux discours qui s’annihilent mutuellement. D’un côté l’on soutient que tous les anglophones sont bilingues et ont accepté de bon cœur le français langue commune (et alors quelle nécessité d’angliciser les services?), de l’autre l’on soutient que l’anglicisation est une question de sécurité (ce qui indique qu’ils ne sont pas bilingues).

Il faudrait choisir : soit les anglophones sont massivement bilingues, soit ils ne le sont pas.

Quoi qu’il en soit, la crise de la covid-19 se révèle un terrain propice pour faire avancer ce vieux rêve libéral et canadian. Depuis peu, certains messages publics se font en anglais dans le métro de Montréal, comme en témoigne la vidéo suivante, enregistré à Berri-UQAM le 10 avril 2020.

Notons que le prétexte d’assurer la sécurité des touristes ne tient pas : ils sont tous rentrés chez eux à cause de la pandémie. Les messages publics en anglais sont donc au bénéfice des Québécois.

Pour l’instant, les messages en anglais semblent concerner seulement la covid-19. Mais ne doutons pas qu’il s’agit d’un ballon d’essai : on teste les eaux et on jauge les réactions. Une fois la glace cassée et le principe du bilinguisme accepté, la portée va s’étendre et se généraliser : le vieux rêve de certains, d’une STM intégralement bilingue, va se concrétiser rapidement.

Le ministre responsable de la Charte va-t-il rappeler Mme Plante et la STM à l’ordre?

Cela s’impose.

La «west-islandisation» de Longueuil

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La débâcle du Parti libéral du Québec en octobre 2018 est en train de nous faire oublier quelque peu la chape de plomb que ce parti a fait peser sur le Québec pendant de longues années. Mais ignorer l’histoire, c’est se condamner à la revivre. Rappelons-nous donc que le PLQ a réussi à faire main basse sur le pouvoir pendant 15 ans, grâce à une stratégie électorale reposant sur deux piliers : maximiser les volumes d’immigration et s’assurer que les immigrants admis se « québécisent » le moins possible. Cela a consolidé au cours du temps le nombre de circonscriptions « sûres », où les fédéralistes sont quasi certains de remporter une élection.

Les résultats d’octobre 2018 sont parlants. Même si le PLQ a subi la pire débandade de son histoire, il a tout de même réussi à récolter 31 sièges. Il domine outrageusement sur l’île de Montréal, où il a remporté 19 sièges sur 27. On notera que si sa prédominance se limitait autrefois au « West Island », elle fait maintenant tache d’huile vers l’est. Ainsi, le PLQ a remporté 6 sièges sur 14 dans l’est.

Vers le nord

À Laval, le PLQ a obtenu 5 sièges sur 6 en 2018. Lors des élections fédérales d’octobre 2019, son frère jumeau, le PLC, a remporté toutes les circonscriptions fédérales de l’île de Montréal et de Laval, à l’exception de deux.

Laval est maintenant tapissée de rouge. Pourquoi ? Parce que la proportion de francophones, langue d’usage (langue parlée le plus souvent à la maison), principal déterminant du vote au Québec, s’est effondrée. De 2001 à 2016, elle est passée de 77,5 % à 65,1 %, tandis que la proportion d’anglophones augmentait de 11,5 % à 15,4 % à Laval. Résultat ? En 15 ans seulement, les nationalistes ont été quasi éjectés de l’île de Laval. Pour de bon.

Cet effondrement du poids des francophones dans la région métropolitaine de recensement de Montréal (RMR) ne fait que débuter. Statistique Canada et l’Institut national de recherche scientifique (INRS), qui ont récemment publié des projections linguistiques, le confirment. L’agence fédérale nous apprend que le pourcentage de francophones dans la RMR de Montréal, hors de l’île, baissera de 83,2 % en 2011 à 71,9 % en 2036. En parallèle, fait nouveau, le pourcentage d’anglophones hors de l’île de Montréal augmentera de 10,0 % à 14,3 %.

Vers le sud

La thèse de doctorat de Patrick Sabourin, de l’INRS, qui utilise une modélisation plus fine que Statistique Canada, nous permet de comprendre ce qui se passera, par exemple, dans la division de recensement (DR) de Longueuil, l’exemple typique d’une banlieue « francophone ». Dans cette DR, les projections de l’INRS indiquent que le pourcentage de francophones, langue d’usage, passera de 79,6 % à 68,2 % en 2056. Fait crucial, le pourcentage d’anglophones, langue d’usage, augmentera de 10,8 % à 11,9 %. On nous a longtemps répété que si le français reculait, ce n’était pas grave, car l’anglais aussi reculait (ou reculerait). C’est faux. Le français va reculer, tandis que l’anglais va progresser.

Cette progression de l’anglais sera due à deux facteurs : les transferts linguistiques des allophones qui s’effectuent de manière disproportionnée vers l’anglais (à hauteur d’environ 45 %) et une anglicisation croissante des francophones (anglicisation nette de 30 000 en 2016 dans la RMR de Montréal). Il faudrait qu’environ 90 % des transferts linguistiques des allophones s’effectuent vers le français pour assurer la stabilité à long terme du poids des francophones (les autres facteurs étant égaux). Il faudrait aussi que l’anglicisation nette des francophones tende vers zéro. Nous sommes loin, très loin du compte.

Les conséquences de cet effondrement annoncé du poids des francophones à Longueuil seront les mêmes que celles que nous voyons actuellement à Laval. Les partis nationalistes seront expulsés et, graduellement, les partis fédéralistes deviendront indélogeables. On notera d’ailleurs que le PLC a remporté sans trop de difficultés deux des circonscriptions de la Rive-Sud de Montréal incluses dans la DR de Longueuil, lors des élections fédérales d’octobre 2019. L’avenir est déjà là…

Vers l’est, vers le nord et maintenant vers le sud. On peut s’écrier, comme dans le conte de Perrault : « Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir ? Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie. »

Si Anne continue de ne rien voir, Longueuil, comme Laval, va se « west-islandiser ». Le résultat des élections fédérales d’octobre 2019 est un avertissement supplémentaire. Le Québec doit, de façon urgente, travailler à renforcer la vitalité du français. Sinon, il sera laminé politiquement. À court terme.

La CAQ ne semble pourtant pas être favorable à un renforcement de la loi 101. Il semble bien que la CAQ ne voie rien venir.

Des Idées en revues – La popularité du cégep anglais se confirme aussi à l’extérieur de Montréal

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On entend parfois dire que l’attraction démesurée des cégeps anglophones serait un problème concernant l’île de Montréal exclusivement et que la situation serait tout autre à l’extérieur de Montréal. Bref, qu’il n’y aurait pas vraiment lieu de s’inquiéter. Il est intéressant de valider cette hypothèse en se penchant sur la fréquentation des cégeps dans la capitale nationale.

Il existe trois cégeps de langue française à Québec et un de langue anglaise, le cégep Saint-Lawrence (CSL). Pour l’année scolaire 2015-2016, le ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES) indique que, dans la région de Québec, il y a 20 448 étudiants inscrits au Diplôme d’études collégiales (DEC) préuniversitaire ou technique dans des établissements privés ou publics et qui étudient en français. Le chiffre correspondant pour ceux qui étudient en anglais est de 950. Ainsi à Québec, seulement 4,7 % des étudiants inscrits au cégep étudient en anglais. À première vue, cela est peu. Le portrait change si l’on fait le décompte de ceux qui étudient au préuniversitaire. Dans ce cas, il y avait 8198 étudiants qui étudiaient en français en 2015-2016 contre 810 qui étudiaient en anglais, soit 9,9 % de l’effectif. Un étudiant sur dix étudie donc en anglais au préuniversitaire à Québec, ce qui est pas mal pour une ville où seulement 1 % de la population a déclaré que l’anglais était sa langue d’usage à la maison dans le recensement de 2011.

Qu’en est-il des demandes d’admission et non pas seulement des inscriptions ? En 2015, 658 étudiants avaient fait une demande d’admission au CSL. De ce nombre, 318 ont été admis au préuniversitaire (48,3 %). Seulement 73 (22,9 %) étaient des étudiants ayant terminé leurs études secondaires dans une école anglaise, tandis que 245 (77 %) terminaient leurs études dans une école secondaire française.

Ce cégep fonctionne actuellement à plein régime, ce que montre nettement le fort taux de rejet des demandes d’admission (51,7 %). L’accès au CSL est dans les faits contingenté par le Conseil du trésor.

Le contraste avec les cégeps de langue française est saisissant alors qu’ils subissent une baisse démographique importante. La fréquentation des cégeps français à Québec est ainsi passée de 9192 étudiants au préuniversitaire en 2012 à 8102 en 2016, soit une perte de 1090 étudiants en quatre ans (13,5 % de l’effectif !).

Le directeur du CSL, Edward Berryman, milite en faveur d’une d’expansion de la capacité d’accueil de son cégep (Le Soleil, 17 août 2016), ce qui aurait pour effet de drainer plusieurs centaines d’étudiants supplémentaires par année du secteur français et mènerait certainement à des fermetures de programmes et à des abolitions de postes. La pression augmenterait grandement pour que les cégeps français offrent eux aussi des programmes en anglais afin de faire concurrence au CSL. Certains ont déjà flairé la bonne affaire : le Collège Mérici, qui est privé, offre maintenant des DEC  » bilingues « . Le cégep de Sainte-Foy, qui est public, a annoncé son intention d’élargir son offre de cours en anglais.

Bref, à Québec, le seul cégep anglais a une taille bien supérieure à celle nécessaire pour répondre aux besoins de sa communauté, il est rempli au maximum, il ne subit pas la baisse démographique qui frappe les autres cégeps de plein fouet et il exerce une pression pour l’anglicisation des programmes dans les cégeps français.

Ce qui ressort crûment de la popularité du cégep de langue anglaise à Québec, c’est le désir de nombreux finissants du secondaire français d’étudier en anglais. Est-ce simplement un désir de parfaire une maîtrise de l’anglais qui serait perçue comme étant insuffisante à la sortie du secondaire ? Certains signes (comme la moyenne générale exigée pour entrer à Saint-Lawrence) laissent plutôt penser que ce sont les étudiants les plus à l’aise en anglais, ceux qui paradoxalement auraient le moins besoin de parfaire leur anglais, qui y sont admis. Ces étudiants ne veulent pas des cours d’anglais (qu’ils auraient partout ailleurs), mais des cours  » en anglais « . Nuance de taille.

L’écrivain Jacques Ferron affirmait jadis que deux  » langues complètes de même civilisation « , telles que le français et l’anglais, ne peuvent coexister sur le même territoire et que, si le français a pourtant survécu, c’est que les Canadiens français étaient cantonnés à l’agriculture et que les Anglais occupaient la sphère industrielle, et qu’ils n’ont ainsi célébré qu’un  » mariage blanc « . Québec a connu un fort développement industriel ces vingt dernières années, et les emplois autrefois concentrés dans la fonction publique ont été largement supplantés par des emplois dans le domaine de la technologie et de l’assurance. Même dans la capitale nationale, le libre-choix de la langue d’enseignement profite donc à l’anglais au cégep. Comme c’était le cas pour l’école primaire et secondaire d’avant la loi 101.

Lettres: Une répugnante démission collective

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Je suis déçu de la position qu’expose Le Devoir dans l’éditorial intitulé «Langues de travail» (13 juin 2006). J’attends de votre journal des analyses plus sérieuses et mieux documentées que ce qu’on peut retrouver dans The Gazette ou dans les journaux de Gesca.
L’éditorialiste Josée Boileau écrit que «le lien avec la mondialisation de l’économie est clair, et cette donne ne changera pas» en parlant de l’imposition de l’anglais comme langue de travail à Montréal. C’est faux. Le lien avec la mondialisation est très loin d’être clair. S’il l’était, comment pourrait-on expliquer la progression du français comme langue de travail au cours des 50 dernières années (de 0 % à 45 % environ à Montréal) alors que la «mondialisation» a fait sentir ses effets de plus en plus durement?

Pourquoi l’anglais est-il d’autant plus présent comme langue de travail que la concentration d’Anglo-Québécois dans la population est forte (maximale en Outaouais, forte à Montréal et presque inexistante à Québec)? Pourquoi cacher le fait que l’importance de l’anglais comme langue de travail est corrélée au poids des institutions des anglophones (50 % des investissements publics vont aux universités et aux hôpitaux anglais à Montréal)? Le nombre de postes exigeant l’anglais est proportionnel au niveau de ces investissements et dépasse de loin le pourcentage d’anglophones à Montréal.

Pourquoi cacher que d’autres pays, autrement plus mondialisés que le Québec au chapitre de la diversité des échanges économiques (la France, par exemple), travaillent massivement en français, hormis quelques exceptions notoires qui ne représentent que quelques fractions de pourcentage des travailleurs (Alcatel)?

Pourquoi cacher que l’importance inouïe de l’anglais au Québec est en fait le reflet de notre statut de nation dominée beaucoup plus que l’effet de la «mondialisation», terme sans substance qui ne sert qu’à cacher notre répugnante démission collective?

Pourquoi cacher que l’anglais est en fait imposé comme langue de travail à Montréal par les étudiants formés à nos frais à McGill, à Concordia et dans le vaste réseau des cégeps anglais et incapables de travailler en français? Pourquoi cacher que l’anglais est imposé chez Air Canada, CAE Electronics et Matrox à Montréal par des ingénieurs de McGill et des patrons américains et ontariens? Pourquoi cacher que, par exemple, dans une réunion avec 20 personnes chez Air Canada, tout le monde passe à l’anglais à l’arrivée de l’Anglo-Québécois, qui vit pourtant à Montréal depuis sa naissance?