En Occident, des marchés de Noël aux « lumières du Ramadan »?

Dans le journal allemand Die Welt, un bref entrefilet a capté mon attention : « Les mesures de sécurité antiterroristes trop coûteuses. Des villes annulent leurs marchés de Noel ».

On y apprend que plusieurs villes allemandes n’arrivent plus à défrayer les coûts des mesures de sécurité (blocs de bétons, gardes, périmètres clôturés, fouilles) devenues nécessaires pour protéger les visiteurs des marchés de Noël. Ces mesures se sont imposées depuis quelques années devant la menace grandissante des attentats terroristes islamistes ayant ciblé ceux-ci. Rappelons, par exemple, l’attentat à la voiture bélier de Madgebourg en 2024 qui a fait 5 morts et 200 blessés.

Les marchés de Noël existent en Allemagne depuis au moins le Moyen Âge. Ils constituent une tradition qui s’inscrit dans la célébration d’une fête à la fois chrétienne (la naissance de Jésus), et païenne (la lumière, le solstice d’hiver). Le tout dans la convivialité, la bonne humeur, le Glühwein (vin chaud à la canelle), la cohésion sociale, soit le « vivre-ensemble » typique des sociétés à « confiance élevée » occidentales.

Mais il faut maintenant peut-être parler de cela au passé. Le reflux des marchés de Noël devant la terreur islamiste est un puissant symbole de tout ce qui ne tourne pas rond avec l’immigration en Occident. C’est le canari dans la mine du « vivre-ensemble », un signe clair de l’effritement du tissu social que cause la présence en sol allemand (dans ce cas-ci) de gens, de plus en plus nombreux, portant des valeurs radicalement incompatibles avec celles de leur société d’accueil.

Mais les slogans (« Wir schaffen das »), les bons sentiments et l’empathie suicidaire qui servent d’argumentaire en faveur de l’immigration massive n’arrivent pas à triompher du réel, d’où le besoin de mesures de sécurité toujours plus poussées et plus coûteuses. A travers cela, les islamistes atteignent leur but et annulent graduellement une fête chrétienne.

Récemment, le maire musulman de Londres, M. Sadiq Khan, a inauguré une nouvelle tradition dans sa ville, soit d’orner les grandes artères de « lumières du Ramadan », marquant ainsi le début du mois du jeûne islamique. Une sorte « d’appel à l’islam » lumineux, financé par la Ville de Londres. D’une fête de la lumière à une autre, se diront les naïfs, quelle importance?

Et c’est ainsi que l’on glisse insensiblement d’une civilisation à une autre.