Comment l’inclusion est arrivée au coeur des valeurs d’Hydro-Québec

Hydro-Québec, un monopole étatique, a donc décidé de prendre position sur le micro débat de l’heure, soit la « théorie du genre » en affirmant que « l’inclusion est au cœur de nos valeurs ».

Hydro a même spécifié, adoptant une posture victimaire tout à fait surprenante : « Vous êtes plusieurs à tenter de réduire le mandat d’Hydro-Québec à la simple production d’électricité afin de finalement nous faire taire sur cette question. Ceci démontre une méconnaissance du rôle d’une société d’État comme Hydro-Québec. Notre rôle social est aussi présent et veut dire que nous jouons un rôle de leader en ce qui a trait à de nombreuses pratiques en tant qu’employeur. Le fait que vous semblez heurté par notre prise de position en faveur de l’inclusion démontre l’importance pour nous de le faire. Si vous voulez nous encourager à continuer dans cette voie, alors continuez à tenter de nous réduire au silence sur cette question. »

Tous ceux qui pensaient que la mission d’Hydro était de produire de l’électricité au meilleur coût possible pour développer l’économie et l’État du Québec en sont quittes pour revoir leur copie. La mission d’Hydro est maintenant, aussi, d’être un « social justice warrior ».

Ce faisant, Hydro ne fait que se joindre à la longue lignée des entreprises privées saisies par une frénésie de « équité, diversité et inclusion » (EDI). Hydro, par exemple, a maintenant une bureaucratie EDI à l’instar des grandes entreprises américaines (comme le fabricant d’armements Northrop Grumman, par exemple).

Le « wokisme », malgré les sparages de M.Legault sur le « racisme systémique », est donc en train de se déployer à pleine vapeur au cœur de ce joyau québécois issu de la Révolution tranquille.

On me chuchote même d’Hydro en est à embaucher des unilingues anglais afin de rencontrer ses quotas de recrutement de personnes issues de la « diversité » (50% des embauches en 2026, voir p. 44 ici). Hydro, fondée pour donner aux francophones un début de contrôle sur leur économie lors de la Révolution tranquille, a donc fait un 360 degrés et est rendu à favoriser l’embauche d’anglophones (le nombre précis n’est pas connu malheureusement) afin de s’ouvrir à la soi-disant diversité. Voilà qui fait fendre le cerveau.

Pour comprendre comment « l’inclusion » en est venue à dominer Hydro, un lecteur m’envoie ce texte particulièrement éclairant que j’ai choisi de publier ici :

« Les animateurs de réseau sociaux de HQ affirment qu’ils se basent sur le fait que l’inclusion est une des valeurs de HQ. Ils ont raison. En plus d’avoir désorganisé HQ, embauché ces prétentieux animateurs des réseaux sociaux et ceux du nouveau bureau EDI, le leg de Mme Brochu est d’avoir « changé » les valeurs de HQ. Dès son arrivée, elle a changé unilatéralement les valeurs de HQ pour ses valeurs (p.5 du plan stratégique 2022-2026 | https://www.hydroquebec.com/data/documents-donnees/pdf/plan-strategique.pdf?v=2022-03-25) : 

  • Bien commun : d’abord et avant tout aux gens et à la collectivité.  
  • Inclusion : une force fédératrice et un modèle d’ouverture.  
  • Courage : Croire en ses idéaux et passer à l’action.  
  • Innovation : Effectuer des changements positifs, jour après jour. 

 Celles que M. Martel avait énoncées à la suite d’une consultation exhaustive des employés ne faisaient plus l’affaire (p.3 du plan stratégique 2016-2020| https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/3581931?docref=fpgE9YNGRgKx71k0gKStfQFierté)

  • Innovation et audace 
  • Performance 
  • Respect 
  • Intégrité et authenticité 
  • Esprit d’équipe 

Le monde avait changé. Six années, c’est long dans le monde des valeurs changeantes. 

Heureusement, elle est partie, mais malheureusement, son legs est bien implanté. On procède d’ailleurs en ce moment à l’autoidentification des employés, car comme on sait, il est bien important d’identifier les membres des communautés racisés et de la diversité sexuelle… »

Voilà, je crois qui relativise l’aura de Sophie Brochu, qui avait grandi beaucoup en s’opposant ouvertement aux plans délirants de M. Fitzgibbon concernant l’énergie du Québec.

Alors que Pierre Trudeau, ministre de la justice en 1967, déposait une loi décriminalisant l’homosexualité en affirmant que « l’état n’a rien à voir dans les chambres à coucher de la nation », il semble que nous en sommes rendus à l’inverse.

Nous avançons par en arrière.